Les services publics au service des droits sociaux
Les services publics dirigés par les collectivités (mairies, départements, régions ou états) sont de
fabuleux outils pour garantir les droits sociaux.
Car outre les profits que les privatisations procurent aux actionnaires en leur créant des rentes par ces monopoles naturels, elles organisent
un transfert de pouvoir sur des biens indispensables, qui permet une domination des populations par les puissances financières.
Parmi ces biens de première nécessité, l'énergie est un enjeu de première importance.
La loi du 10/02/2000, dans un de ses aspects positifs, inscrit le droit à l'énergie.
Mais ce nouveau droit reste à conquérir.
1) A conquérir pour le tiers-monde :
1/3 de la population mondiale n'a pas accès à l'électricité.
Chaque pays devrait donc offrir cet accès à l'équivalent du tiers de sa population (soit 20 millions de personnes pour
la France) aux pays défavorisés avec des solutions adaptées aux conditions locales et respectueuses de l'environnement.
Ce défit est ambitieux mais totalement réaliste puis que les Français ont fait le double en trente ans au début du XX° siècle avec des moyens
biens plus faibles que ceux dont nous disposons actuellement.
En effet EDF a dépensé en 2002, plus de 6 milliards d'?uros en achats hasardeux d'actions à l'étranger pour asseoir une « domination économique
mondiale ». Cette absurdité est le fruit de la « libéralisation » du marché de l'énergie en europe.
Auparavant, EDF avait organisé, avec les pays voisins, des accords mutuellement avantageux d'échange d'électricité et mis en place des programmes
de coopération avec les pays émergeants.
Maintenant, il n'est plus question de coopérer avec ses concurrents, ni même avec ceux qui seront dominés.
Dans le même temps, pour se donner bonne conscience, EDF s'est offert un petit programme pour « offrir » dans le cadre de contrats l'accès à l'électricité à moins de 100 milles personnes par an ; 15 000 en électricité photovoltaïque au Maroc par exemple.
De belles affaires qui sont pourtant bien loin du compte. Elles ne représentent que moins de 1% de l'effort fait par nos grands-parents pour l'électrification du pays.
Enfin, il ne faut pas être dupe de certaines annonces. Ainsi EDF aurait amené le courant à 500 000 personnes dans un township du Cap en Afrique du Sud en achetant la concession de distribution d'électricité. En fait, nous n'avons fait que de normaliser les réseaux et installer des compteurs en supprimant tous les branchements pirates. On peut se consoler en pensant que ces populations, laborieuses mais solvables, seront moins rackettées par des Français que par des fonds de pensions américains qui auraient pu prendre l'affaire.
2) A conquérir pour le quart-monde en France même :
On coupe encore des familles nécessiteuses pour factures impayées.
Le Fond d'Aide à l'Energie est abondé par EDF (moins de 0,05% du chiffre d'affaire ; 23 millions pour 48 milliards d'?uros),
mais il ne couvre pas tous les besoins. Et ceux qui sont à la limite des critères d'attribution se serrent encore plus la ceinture ou rentrent dans la
spirale infernale de la misère.
La Loi du 10/02/2000 prévoit la création d'un tarif de première nécessité. Aidés par leurs organisations syndicales, les agents du service public
avec les élus, les organismes sociaux et tous volontaires, ont organisés de nombreux forums. Ces derniers n'ont pas encore permis de faire sortir les
décrets d'application pour la création de ce tarif.
Mais qu'on se rassure, tous les décrets pour les parties de la loi favorables aux puissances économiques sont signés. Ils ont été poussés par les
lobbys et les directions des entreprises publiques qui ne rêvent que de devenir les patrons de groupes privés multinationaux.
Par cette contribution, nous voulons aider à l'expression des populations, à la construction de leurs nouveaux droits et le développement
de leur bien être.
Puissiez vous trouver ici quelques pistes pour construire les idées et les actions qui permettront de progresser sur le chemin qui nous libèrera des
puissances néo-libérales, cette nouvelle aristocratie mondiale. Et qui nous permettront de construire cette alter mondialisation que nous voulons
pour l'espèce humaine.
NON à l'OUVERTURE du CAPITAL des établissements publics de l'énergie
, aidez-nous à revenir à une gestion soucieuse du bien public pour EDF-GDF.
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