23 techniciens de la LOIRE ont porté main forte à leur collègues de LAON (Aisne) dont les effectifs avaient été tellement réduits qu'ils ne pouvaient plus faire face.


Avant de revenir à Roanne et St Etienne avec leurs camions, les 23 agents ligériens ont posés avec leurs 3 collègues de LAON le lundi matin. Tous les clients avaient été réalimentés le dimanche soir.




La tempête qui a traversé le nord de la France le 17/12/2004 a été moins forte (130km/h au lieu de 160km/h) que celles de 1999. Nous déplorons toutefois 17 morts et plus de 3 millions de foyers coupés. A LAON (Aisne) au nord de REIMS, elle a endommagé la toiture de la préfecture, privé d'électricité 20 000 usagers par la détérioration de 10 lignes et, malheureusement aussi, tué un promeneur dans la forêt de Bourguignon toute proche. C'est là-bas que sont partis 23 techniciens spécialisés dans le dépannage et la réparation des lignes électriques aériennes.

Le temps de faire le tour des présents et d'organiser les plans de route, les convois depuis Roanne et St Etienne sont partis à l'aube le samedi 18/12/2004. Après 10 heures de voyage (600 km avec des pointes à 80 km/h pour les engins) et la constitution des équipes, un seul chantier a pu être réalisé avant la nuit. Le dimanche, après l'achèvement de 15 autres chantiers de réparation, la mission était terminée et tous les usagers avaient retrouvé notre bonne fée électricité. Le retour s'est effectué le lundi.

De cet événement, les collègues ont toutefois gardé un sentiment mitigé ; la fierté d'avoir une fois encore su répondre au besoin du service public, mais aussi un goût d'inachevé et le sentiment de s'être fait balader. 2 jours de trajet pour une journée et quart de travail, c'est une expédition pour pas grand chose. Ou plutôt une vaste mystification médiatique.

En fait, l'agence d'exploitation de LAON ne compte que 7 agents, soit 3 fois moins que nécessaire pour une saine gestion des réseaux (entretien, réparations et modifications) sur un territoire de 190 communes avec 66 340 consommateurs d'énergie.

Avec un effectif normal, nous n'aurions pas eu besoin de venir en renfort et le courant aurait pu être rétabli un jour plus tôt. C'est peut-être aussi une des raisons de l'absence d'accueil, ressenti par nos collègues, de la population picarde qui n’est pas dupe malgré les satisfecit de nos directions. La désertification rurale n'explique pas tout !

NON à l'OUVERTURE du CAPITAL des établissements publics de l'énergie, aidez-nous à revenir à une gestion soucieuse du bien public pour EDF-GDF.


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